Parent : un vrai métier

Tout le monde a une expérience professionnelle. Du job d’été aux stages, du job d’étudiant jusqu’au travail pour lequel vous êtes actuellement payé, chacun a vécu une ou plusieurs expériences. Mais si on me demandait lequel de ces boulots a été le plus dur, et lequel a été le plus enrichissant, je répondrais : mon travail de maman.

Et oui, car être parent, c’est un vrai travail. Un boulot ingrat et merveilleux à la fois. Un boulot sans formation préalable. On apprend sur le tas mais aussi grâce aux autres parents, les nôtres y compris.

C’est surtout le plus beau métier du monde. Les bêtises s’effacent devant les câlins. Les disputes s’oublient grâce aux bisous. Le stress et les problèmes disparaissent en un clin d’œil avec une séance de chatouilles. L’éclat de rire d’un enfant est tellement plus mélodieux que des pleurs.

Mais ce sont aussi ces pleurs qui font que l’on est parent. Quelle fierté de pouvoir réconforter son tout-petit (et même les plus grands) qui est triste ou malade. Quand il vient se blottir contre celle qui est son seul remède : sa maman ! Rien d’autre ne compte sur terre.

Oubliez ceux qui vous disent qu’ils s’épanouissent uniquement dans leur travail : ils n’ont pas d’enfants ou ne voient pas les bons côtés. Car effectivement, être parent est aussi dur.

Il faut surmonter les maladies, les caprices ; batailler pour obtenir la moindre chose comme se lever, déjeuner, s’habiller, aller à l’école, faire les devoirs, se laver, ne pas vider le gel douche en 1 seul bain, manger, ne pas crier pendant le baptême du petit cousin, être poli, respecter les autres- la nature- les animaux, ne pas toucher aux objets dangereux ou aux factures sur le bureau, ne pas courir partout dans les magasins ou sur les parkings, … La liste est longue mais oh ! joie d’être parent ! ! ! Bien sûr, nous avons ici une liste concernant les jeunes enfants (2 – 7 ans ; quoique...). On peut obtenir les choses avec persuasion ou chantage (oui je sais, ce n'est absolument pas moral, mais il faut reconnaître que cela marche). Et plus l'âge augmente, plus la liste s’allonge également. Quelle joie d’être parent !

Heureusement, il existe une autre liste, celle du « positif » : quand votre enfant vous prend dans ses bras, vous appelle « maman cœur », « maman chérie », « maman la plus belle du monde », … vous fait de gentilles farces en rigolant, essaye de vous faire peur pour Halloween, est fier de vous montrer ses nouveaux progrès : 1ers pas, 1ers mots, 1er cours de natation, 1ère séance de vélo sans petite roue, 1ère dent tombée, 1er spectacle, 1ère note, … toutes ses premières fois (en fin presque toutes !) qui le font grandir. Grandir en maturité, en autonomie mais aussi grandir aux yeux des autres et à nos yeux : ils sont fiers ! Et du coup, nous aussi. Ça fait du bien à notre égo : au moins une mission de remplie.

On les accompagne dans cette vie, parfois dure, parfois triste, peut-être sans avenir (je la joue hyper pessimiste mais en même temps ...) mais faite aussi de petits bonheur simples, de petits bonheur de tous les jours. Cela ne va pas aujourd’hui : cela ira mieux demain.

Pour eux, nous sommes obligés d’être optimistes, sereins, équilibrés. Pour eux, nous devons être forts, pour les rendre forts, pour les rendre « blindés » et prêt à affronter le monde, leur monde. Ils seront nous dans 10, 20 ou 30 ans. Ils seront un jour à notre place et confrontés pratiquement aux mêmes problèmes que nous (espérons qu’il n’y en ait pas plus).

Nous assurons la formation de la relève, la "force vive" des prochaines années et c’est sur nous qu’ils comptent pour apprendre. Autant bien leur apprendre… N’est-ce pas aux grands de montrer l’exemple ? N’est-ce pas à nous de leur montrer le chemin ? Bien sûr, nous ne sommes pas infaillibles, encore moins experts ou 100% armés pour faire face à toutes les situations.

Au-delà de toutes ces belles paroles, on peut vraiment comparer le fait d'être parent à un vrai métier :

- on note "mère au foyer" dans la case profession ;

- on gère les conflits, on trouve des compromis, on essaye de rattraper par une pirouette les oublis ou erreurs en tout genre (oups, l'anniv de la copine !) ;

- on négocie (l'argent de poche, les sorties, les weekends copines, ...) :

- on est mal payé (zut, on n'est pas payé du tout, il faut que j'en parle au syndicat des parents débordés. Quoi ! Il n'y a pas de syndicat non plus !!!)

- on est débordé et personne ne propose son aide ;

- on doit revoir son organisation interne à chaque changement d'année scolaire, d'activité extra-scolaire ;

- on doit revoir son organisation interne à chaque rendez-vous (médecin et compagnie) ;

- on fait des heures supp' (toujours pas payées !) ;

- on peut parfois, avec un peu de chance, avoir des RTT (réduction du taux de torture ... pour nos oreilles) : la nuit, quand ils sont à l'école ou en vacances (sans nous).

Bref, être parent est comparable à un vrai boulot, mais c'est différent !

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