Coeur de Vauban

Entre les allées de sa forteresse,

Il a repéré une pente d’allégresse

Pour faite naître sa passion toute divine

Car il a voulu que ce soit parfait, je le devine.

En haut de la tour, l’Echauguette veille

Que le temps soit clément et fasse des merveilles.

L’orage ne pourra les diviser

Car les querelles ils sauront éviter.

Le soleil réchauffera leurs cœurs

Et faire taire, une à une, toutes les rumeurs

De guerre, de famine, de temps pourri

A la racine par ces hommes aigris.

Chaque jour il la visite et lui sourit,

Lui parle de son œuvre et de Paris,

Du temps passé entre les pierres

Et qu’il ne pensait pas, un jour, fouler cette terre.

Fille de la terre, sœur du soleil, petite du terroir

Chaque lune lui donne force et espoir.

L’attente est longue, la vie latente,

La pensée de la faire tourbillonner le tente

Mais il prend son mal en patience

Car cette passion est aussi affaire de science.

Il y a mis tout son cœur et toute son énergie,

C’est aussi un petit bout de lui à qui il donne vie.

Elle a fini par le rendre fou

Si bien que, lorsqu’il en est venu à bout,

Le devoir l’a poussé vers de nouvelles contrées

Mais il a juré de revenir car il ne pourrait l’oublier.

Il lui a tellement consacré de temps

Entre 2 cités et avec tous ses lieutenants.

Vauban et sa vigne de la Citadelle

A Blaye, dans un petit coin de parcelle,

Ont vécu de longues journées prospères

Et ont su rester fidèles à cette terre.

Pour le meilleur en évitant le pire

Ils ont su chacun se bâtir un empire.

Coeur de Vauban
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