Dans mon jardin

"J'ai descendu dans mon jardin pour y cueillir du romarin...."

J'aurais pu vu les deux pieds de romarin de trois pieds de long qui trônent dans le jardin. Mais j'ai préféré chercher du lupin et un lutin. Bien évidemment, je n'ai trouvé ni l'un ni l'autre. Le 1er s'est pris pour Arsène, gentleman dans son habit lumineux, et le second s'est fait la malle avec un lapin. J'espère qu'ils ne se sont pas installés dans la cabane au fond du jardin qui tombe en décrépitude.

Je me suis rabattue sur le bourdon bourdonnant le chardon (je n'ai pas trouvé mieux) avant qu'il ne s'intéresse aux ipomées. La robe parme sied à merveille à cette petite créature ailée, lui donnant des airs de diva.

Divaguant sur le boulevard du potager, le bourdon s'est perdu dans les poivrons (ou plutôt c'est moi qui l'ai perdu, quelle poivronne !).

Je me dirige donc vers le lagerstroemia indica espérant entendre Stromae bourdonner (heu non chantonner); Mais le lilas des indes reste muet. Seule la tourterelle turque semble se moquer de moi. Hum, facile de se pavaner en haut des branches quand on peut voler (moi aussi je vole : cf "Tête en l'air").

En contournant le puits sans fond (enfin celui-là il a un fond puisqu'il n'y a pas de source), j'arrive sur le côté est du jardin qui est plus sauvage que l'ouest américain. Ici, les plantes sont dopées (la centrale n'est pas loin)... L'églantier a des fleurs pas plus grandes qu'un gland mais des épines à vous faire frémir la dorsale.

Heureusement, le chèvrefeuille offre un réconfort mérité. Entre ses fleurs, passant du blanc immaculé au jaune doré, dont les formes originales évoquent parfois des petites mains, et son parfum si subtil et délicat, l'ivresse n'est pas loin (une bigote dans une gargote n'aurait pas plus la tête qui tourne).

Derrière moi, d'autres bourdonnements. D'autres petites créatures ailées (non, pas des Pégases miniatures) s'activent autour de la sauge. Elles passent d'une fleur à l'autre en 2 secondes : pas le temps de s'attarder, elles ne sont pas là pour plaisanter (mais pour me divertir oui et aussi pour me donner du fil à retordre, vive le numérique).

Je continue à arpenter la pente douce (pente à 0,01% !) et finis par atterrir (je vous ai dit que je volais) dans la basse-cour où une étrange variété de ...-je ne sais absolument pas quoi- a élu domicile. Ces petites billes évoquent un curieux feu tricolore : vert-orange-rouge. Pourtant ce n'est pas dans ce coin du jardin que les gendarmes évoluent. Ils jouent à cache-cache avec le cousin de l'hibiscus (c'est énervant tous ces noms de plantes) qui a volé la vedette à la star du jardin : le rosier.

Le pauvre vieux, à défaut d'avoir perdu ses dents, est tout déplumé, heu tout défleuré, non défleuri ! Rasé de près, il a décidé de s'offrir une seconde jeunesse en repartant de pied en cap. En attendant, il n'a pas très fière allure.

Mais qu'importe puisqu'il s'agit de mon jardin... L'important n'est pas le nom des fleurs ou des insectes mais bien de s'y sentir en harmonie.

Dans mon jardin
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