Sans queue ni tête mais avec de l'esprit !

Petit délire sans fil conducteur de métro. Ni au boulot, ni au dodo, même à l'heure de la sieste, le temps des porte-plumes n'est plus en cette période de cyber-activité.

Vite, vite, le temps nous est conté par une diseuse de mauvaises aventures. Sorcière des temps modernes, elle ne ressemble pourtant pas à Chaplin mais elle a tant de choses à dire qu'à la fin on ne sait plus par quoi elle a commencé.

Comment c'est après, comment savoir si le temps nous fuit, si huit nains auraient mieux aidé Blanche-Neige, si la neige viendra cet hiver, si une tente verte Quechua est mieux intégrée dans la nature qu'un oncle écolo, si en colo les animateurs ne sont pas tous pédophiles et si un cinéphile n'écrase pas les araignées pendant qu'il se fait une toile ???

Toi qui ne se poses pas toutes ces questions, crois-tu disposer de plus de temps pour vivre ce qu'il te reste à vivre ne sachant pas de combien de temps tu disposes réellement ? En seras-tu plus serein ce soir au moment de t'endormir sachant que la nuit représente pour certains le noir donc les ténèbres donc la fin de la vie ? Te réveilleras-tu demain matin en te disant "zut, c'est lundi matin" ou plutôt en te disant "j'ai droit à une journée de plus. Que vais-je faire pour en profiter ?" ? En ce jour des morts, l'ode est à la vie car chaque minute dépensée est une minute perdue.

Sinistres et macabres pensées se relayent. Une envie de Tim Burton en cette période d'Halloween ? Non mais allo qui ? WIN ?! Et le winner is ... La crise de rire ! Attention elle peut être mortelle. Elle peut être aussi économique et tout aussi mortelle. Elle peut être aussi d'identité, passionnelle, passagère, de folie, de foie, mandepeneu (!) et tout cela à la fois (je ne vous le souhaite pas).

"Il était une fois ..." a commencé la conteuse du temps. Autant vous dire que dès cette minute je me suis assouplie et assoupie. J'ai fini dans une soupière de soupe à la grimace, la sorcière n'appréciant que moyennement mes égarements déplacés. Aussi je m'en suis retournée à la gare où mes déplacements passeront comme un courant d'air, l'air de rien, au milieu de nul part ailleurs. L'heure de partir est venue mais reste à savoir où aller ? A Canal+ ? Philippe ne m'attend pas de si bonne heure, il ne m'attend pas du tout. Et j'aurais trop peur de croiser Pine d'huître ou de me faire baffer par Laurent. Ce qu'on peut être Nuls des fois !

"Il était une fois une jeune femme qui courait après le bonheur..." a continué la conteuse du temps. "Il est tant pour elle d'arrêter de courir après le vent car il va et vient mais jamais ne se pose. Il sert de prose à la liberté d'exister mais fait s'envoler les rêves et les pétales de rose. Si un vent de passion souffle sur deux êtres, ils sont pris dans la tourmente des éléments. La maîtrise n'est qu'une illusion que le vent emporte dans d'autres régions. Le vent est comme le temps : indomptable, insoumis, rebelle, libre, unique. Et c'est parce qu'il représente tout cela qu'il est inutile de vouloir l'attraper. On ne peut que le laisser filer, continuer à exister à nos côtés, non pas en le regardant passer (on n'est pas des vaches non plus), mais en le laissant nous accompagner pendant un bout de chemin qu'on nomme la vie."

C'est sur ce pied de nez que la sorcière conteuse a débranché ses neurones et son ordi afin de voir si le vent avait d'autres histoires a lui souffler...

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