Ces mots là

Ces mots là, ils ne les connaissent pas. Ces mots là, ils ne les imaginent pas. Ces mots là, ils ne les vivent pas car ces mots là sont à moi. Ce sont mes maux que je dis tout haut. Ce sont mes mots que j'écris en tempo. Des mots démodés, des maux moqués, démons de mes nuits et des espoirs de mes jours...

De mes maux je n'en parle, ni de Motilium, ni de Mobil-home d'ailleurs. Moi, mes mots montrent mon émoi, mon autre moi, mon monde à moi.

A moto, à 1/2 mot, au motel à moitié route, à mi-chemin de la croisée des monts d'or, je m'évapore dans l'aurore. Reste mes mots gravés, mes maux graves et mes idéaux. Reste mes mots sur le papier, mes maux d'usage et mon écriteau.

Au hameau, point de chameau, encore des mots et quelques animaux. Ne te moques pas du chat, il va te maudire ; ni du chien, il va maugréer ; ni de l'âne, pas si mauvais ; ni du singe, il va te molester... N'en as-tu point assez ?

Assez de mots, de mensonges, de songes tronqués, de quémandes, de demandes à moitié voilées, de femmes voilées, de vies volées, de mots cachés. Combien de mots s'envolent dans le silence ? Combien de rimes brisées quand les mots vous manquent ? L'émotion est immense quand les mots sont intenses.

L'émotion des mots est plus forte que la tension des maux mais la pression des mots engendre l'apparition de maux. Les maux sont liés aux mots. Les mots peuvent délivrer des maux quand les maux libèrent des mots. Dire que certains mollahs emploient des mots qui saignent à la place des mots qui soignent. Ne dîtes rien ! Il n'y a pas de mots pour qualifier ce moment...

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