Je suis la LIBERTE

Comme nous sommes dans un pays démocratique et libre, comme nous avons le droit à la liberté d'expression (dans les limites du respect d'autrui), je reprends la plume du clavier pour vous faire découvrir ou redécouvrir des textes pas forcément récents mais toujours d'actualité.

-Extrait d'un poème de Paul Eluard (1942)

Sur mes cahiers d'écolier, Sur mon pupitre et les arbres, Sur le sable de neige, J'écris ton nom.
Sur les pages lues, Sur toutes les pages blanches, Pierre sang papier ou cendre, J'écris ton nom. Sur les champs sur l'horizon, Sur les ailes des oiseaux, Et sur le moulin des ombres, J'écris ton nom. Sur chaque bouffée d'aurore, Sur la mer sur les bateaux, Sur la montagne démente, J'écris ton nom. Sur la mousse des nuages, Sur les sueurs de l'orage, Sur la pluie épaisse et fade, J'écris ton nom. Sur les sentiers éveillés, Sur les routes déployées, Sur les places qui débordent, J'écris ton nom. Sur la lampe qui s'allume, Sur la lampe qui s'éteint, Sur mes maisons réunies, J'écris ton nom. Sur toute chair accordée, Sur le front de mes amis, Sur chaque main qui se tend, J'écris ton nom. Et par le pouvoir d'un mot, Je recommence ma vie, Je suis né pour te connaître, Pour te nomm
er ... LIBERTE !!!

-Chanson "La vie ne m'apprend rien" de Balavoine (1980) dont j'ai remanié les paroles

Qui ose dire qu'il peut m'apprendre les sentiments, Ou me montrer ce qu'il faut faire pour être grand, Qui peut changer ce que je porte dans mon sang, Qui a le droit de m'interdire d'être vivant. De quel côté se trouvent les bons ou les méchants, Leurs évangiles ont fait de moi un non-croyant.

La vie ne nous apprend rien. Je voulais juste un peu écrire, faire un dessin.
La vie ne leur apprend rien. J'aimais tellement caricaturer, lever les mains, Lever les mains.
Mais ils n'croient pas, ils n'savent pas, Et je reste au journal.
Les lois ne font plus les hommes Mais quelques hommes font leur loi.
Mais ils n'croient pas, ils n'savent pas, Et nous resterons à jamais
au journal.

À ceux qui croient que les racistes endorment ma tête je dis Qu'il ne suffit pas d'être journaliste pour avoir de l’esprit. Ils croient peut-être que la liberté s'achève. Que reste-t-il des idéaux sous la mitraille Quand les pécheurs ignorent le sens des batailles ? La vie des morts prend du sens quand la France se lève.

La vie ne nous apprend rien. Je voulais juste un peu écrire, faire un dessin.
La vie ne leur apprend rien. J'aimais tellement caricaturer, lever les mains, Lever les mains.
Mais ils n'croient pas, ils n'savent pas, Et je reste au journal.
Les lois ne font plus les hommes Mais quelques hommes font leur loi.
Mais ils n'croient pas, ils n'savent pas, Et nous resterons à jamais a
u journal...

-Marseillaise (1792) revue et corrigée

Allons enfants de la Patrie Le jour de deuil est arrivé ! Contre nous de la tyrannie L'étendard CHARLIE est levé. Entendez-vous dans nos locaux Rugir ces malades mentaux ? Ils viennent jusque dans nos bras Fusiller nos idéaux, nos combats.

Aux larmes citoyens, Formez la rébellion, Marchons, marchons, Qu'un élan solidaire, sillonne nos vallons.

Que veut cette horde aigrie De traîtres, d’ignorants conjurés? Pour qui cette ignoble tuerie Ces feux dès longtemps préparés ? Français, pour nous, ah! quel outrage Quels sentiments il doit exciter ? C'est nous qu'on ose attaquer Ils veulent bâillonner notre courage !

Quoi ! Ces cohortes extrémistes Feraient la loi dans nos journaux. Quoi ! Ces pseudo islamistes
Terrasseraient Charlie Hebdo ! Grand Dieu ! Par leurs dessins déchaînés L’affront sous le joug jamais ils ne céderaient Ces vils despotes ne deviendraient Les maîtres de leurs destiné
es.

Amour sacré de Charlie Conduis, soutiens nos bras dessinateurs Liberté, Liberté chérie Combats avec tes défenseurs ! Sous nos drapeaux, la solidarité Accoure au service de l’expression. Que nos ennemis aient la vision de notre survie et notre liberté !

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