Vent frais, vent du matin ...

... et froid qui souffle sur la campagne endormie. Ce matin -3° C au compteur, la nature s'est parée d'un voile de givre (voire d'une petite laine blanche). Les points d'eau peu profonds sont gelés, glacés, compactés, endurcis mais point question de chausser les patins au risque de prendre un bain de pied. Pas besoin de cela pour avoir les orteils refroidis. Je n'aime pas cela mais les photos avant tout !

Je me pare à mon tour, non pas d'un voile (je ne suis pas Shéhérazade qui elle-même n'est même pas de la campagne !), mais d'un bonnet, d'une écharpe, d'une paire de gants (c'est plus facile quand on a 2 mains mais moins pratique pour s'en servir, de ses mains !) et de mon blouson le plus épais possible (non je n'ai pas de photo de tout ceci, vous connaissez déjà Bidendum !).

Direction ... mon jardin. Pas besoin d'aller bien loin pour voir la nature à nue. Mais le tour du jardin est vite fait et les prises de vues limitées. Il me faut un autre terrain de jeu. Ce ne sont pas les coins qui manquent mais je file droit sur la route.

Après tour et détour, j'ouvre mon Géo, localisation la Vergne et le canal du Démier. Des chasseurs de tonne (NDLR : la tonne est une cabane située en bordure d'un plan d'eau pour attirer les canards, il ne s'agit pas de ramener une tonne de gibier) rigolent en rangeant leur attirail (je n'ai pas vu lequel !). La seule vie présente en ces lieux est représentée par quelques corbeaux, mouettes et passereaux. Au loin, deux énormes ragondins se dandinent, insouciants du malheureux sort de leurs congénères congelés sur le bord de la rivière. Les charognards ont déjà commencé leur festin. La dure loi de la jungle, non de la nature, ou de la vie car de toutes façons un jour ...

Bref, moi qui espérais apercevoir quelques grands oiseaux (un vautour fauve hautot, un condor des Angles en vacances, un serpentair serpentant en courant entre les méandres du cours d'eau, un aigle qui ferait ami-ami avec mes bottes en caoutchouc pour patauger dans la gadoue, ...), je n'ai rien vu de tout cela, ni du reste d'ailleurs. Je suis rentrée bredouille (peut-être comme les chasseurs) de prises de vue mais j'en ai pris plein les mirettes du froid cinglant.

Pas d'oiseaux donc, je range mon truc en plumes qui n'a point fait d'effet. Mais le paysage est là. Autant en emporte le vent mais pas le froid qui résiste et en profiter pour l'immortaliser à jamais pour toujours. Oh temps à nouveau de vous en faire profiter Aubert et contre tous.

Vent frais, vent du matin ...
Vent frais, vent du matin ...
Vent frais, vent du matin ...
Vent frais, vent du matin ...
Vent frais, vent du matin ...
Vent frais, vent du matin ...
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