Lettre à Stéphane de Groodt (3)

Chose promise, chose due à jamais plus jamais. Tel un soldat rose qui écrit sur du papier Lotus double épaisseur à sa douce, je continuerai à écrire en douce au front belge jusqu'à mes 100 ans, ou jusqu'à votre mort, ce qui est sans aucun doute l'option la plus probable (je ne veux pas être pessimiste mais bon !).

L'heure n'est point propice au sacrifice des mots-us et costumes. Question de tradition, je ne déroge pas à la règle-ment. Intérieurement je bous dans le train qui m'emmène à Paris, au Hilton. On se traîne au possible quand je m'aperçois que je me suis trompée de rame. Je tombe des nues en nage car je suis montée dans une micheline prestement. Je n'étais qu'à un rail du TGV. Là, il faut le dire, j'ai déraillé grave ! En rage against the machine, j'étais prête à tuer au nom du père, du fils et d'Elvis. Amènes-toi rapidement. Je décide de descendre à Ruffec (Ruffec, Ruffec, 2 minutes d'arrêt) pour continuer à pied via le chemin de la Mecque ou de St Jacques (mince, là aussi il faut composter le billet). Peu importe quand on a les foies tous les chemins mènent quelque part...

Partir de quelque part où quelqu'un est né, comme le forestier, garde de son état (c'est une maxime !), pour arriver quelquefois ailleurs est quelque peu troublant et excitant. Tout un voyage fait de paysages, de grillages, de fermages, dans la campagnage ! Il y a aussi des chantages (la célèbre chorale mafoireuse charentaise !), des assemblages (le 16 + le 17 = 33, bientôt la même région !), des passages de vaches (je les regarde tranquillement passer avant de continuer à paître, c'est l'effet herbe folle). En chemin j'ai improvisé un pique-nique bucolique mais n'y connaissant rien en botanique et en herbes aromatiques, j'ai avalé de la canne à bique. L'effet vous rend chèvre ! Je n'en ai pas fait tout un fromage quand un paysan m'a chassée en criant "voyez en haut mes ananas". J'étais en train de fumer (dans) un champ de salades (enfin je crois). Mais comme il était muni d'une fourche, je ne lui ai pas demandé d'explications. De toute façon, je ne comprends pas le putois charentais.

Il est grand temps de reprendre la route car à cette Allure je vais louper le Chanel for London. Oubliés Paris, le Hilton, et Canal+. Je vise les stars pour atteindre la lune ... de Jude Law. Si je touche dans le mille-quelle-chance, peut-être sera-t-il open bar à mon humour et à mon charme. On ne sait jamais, sur un malentendu, vu que je ne comprendrais absolument rien de ce qu'il me dira.

Sans rancune Stéphane car votre humour restera pour moi un modèle dernier cri, le genre idéal... C'est quel genre au juste ? JE DEUX MAUX. Motus et bouche décousue pour en découdre avec les mots "scions du Bwhaa" (c'est crétin je sais !). Dérider les vieilles, détourner les sens et l'usage de la langue, qu'elle soit de Blois ou d'ailleurs, ici c'est du pareil à la même chanson mais la différence c'est que tu n'es pas là. Çà me rend malade, complètement malade because i'm toute seule, il n'y a personne beside me, pas de problème en single... A force de faire l'âne, je vais devenir chèvre en attendant de voler de mes propres ailes dans le ciel de Les Dix Sillons : le domaine des 10 dieux des livres qui fait la pluie chez moi et le beau temps chez d'autres, à l'instar d'une certaine Zahia qui écrit des livres pour enfants quand j'ai n'ai eu "que" des encouragements d'un des 10 dieux. Je crois que c'est de l'amère thune !

Bref, Stéphane je vous dis au mois prochain pour la suite de nos aventures, enfin des miennes en tout cas !

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