Nuit blanche

Au cœur d'une nuit blanche, assise à table mais pas à Seattle, je me retrouve à écrire sur une page ... vide ! A l'encre de tes yeux noirs (je sèche), comme mes idées, je vais essayer de ne pas sombrer-haut. Ici bas il en faut peu pour être neuneu... Je commence à faire glisser la mine fatiguée sur le papier. Rien ne s'inscrit et il me faut quelques minutes (et 2 cafés) pour réaliser que je me suis trompée de mine. J'attrape celle en bois d'olivier (fort, beau-gars-yard - toute ressemblance avec une personne existante ne serait que pure volonté).

Nuit blanche, nuit noire, nuit grise, nuit-zette et nuit magique défilent. C'est moi ou j'entends un violon ? Non, juste Lara Croft qui joue du biniou. J'hallucine ! Le café de trop ? What else ? Le manque de sommeil ? Of course !

Il faut que je trouve une solution. Plusieurs options (pas 2 séries) se présentent en rang d'oignions :

-boire un whisky pur ou un lait chaud (c'est quoi le plus radical ?) ;

-faire une réclamation auprès de Morphée car le marchand de sable est en grève sur la plage abandonnée. La dernière tempête a dispersé son stock en milliards de grains. Il a essayé les galets à la place mais il a remarqué que ses premiers clients ne se réveillaient plus !

-étouffer le ronfleur qui squatte mon lit (mince, le curé a dit de tout partager) ;

-regarder "Histoires naturelles". Je préférerai histoires surnaturelles, quoique parfois la frontière ne tient qu'à un fil de pêche !

J'opte pour la boîte de Valium. Très bizarre. A y regarder de plus près, il s'agissait du Motilium et de l'Imodium. Au moins, je n'ai rien à craindre de ce côté là ou même des 2 côtés en y pensant bien... Si je rajoute de l'opium, j'ai le podium !

Insomnie, un somme niet. Bien exaspérante pendule qui poursuit sa course. D'ailleurs on se demande bien pourquoi elle court car elle n'est jamais pressée. Les secondes tiquent, les minutes me taclent et les heures me rendent dingues. Je dois ressembler à une cloche : d'un côté, de l'autre, d'un côté, de l'autre. D'un côté je trépigne, de l'autre je fulmine.

Là je culmine à un point de non retour vers le futur. Demain ce sera no repos dans le passé. Mais pour le moment je suis comme Ulysse, loin de chez lui, qui a besoin d'un Nono rayé pour vraiment se reposer sur les oies cendrées (ou au moins sur leurs plumes).

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