Tout ça pour ça !

Je connais mon histoire sur le bout des doigts (se connaît-on bien soi-même en fin de compte ?) et pourtant il y a tellement d'épisodes dont je ne me souviens pas (hà le Zimmer !). C'est amusant de constater que certains souvenirs ont la peau dure (de vraies vieilles croûtes), même de très vieux souvenirs (ok, je n'ai pas non plus 60 ans !), alors que d'autres ont complètement disparu (au coin de ta rue, je t'ai jamais revue). J'ai encore la mémoire (dans la peau et heureusement surtout dans la tête alouette), des sports que j'ai pratiqués.

Je me souviens du dojo où j'allais prendre des cours de judo (ou plutôt du dos de Jo qui me prenait de court et vlan, par-dessus bord, tapis carpette). Brad pitoyable souvenir ! C'était pas joli, joli. ... un ange Lina Venturo passe ... On comprend donc pourquoi je n'ai pas dépassé le stade (je courais en rond aussi !) de la ceinture blanche 0 dan. Le karaté, lui, m'a laissé carrément matté.

J'ai essayé le tennis. Je crois que la fille qui s'est pris ma raquette en pleine tête doit avoir encore des séquelles. Je m'en excuse ! J'étais plus intéressée par Cédric Pioline que par la balle (la ba-balle !) qui m'arrivait droit dessus et que j'expédiais Claude allègrement par-dessus le Buffalo grillage (vieille rancune due au judas, heu au judo) vers l'infini et au-delà.

Il faut aussi que je vous parle de la danse. C'était folklorique en vareuse, tenue de parqueuse, peureuse et peu dégourdie (essayez de faire des pas chassés avec des planches sous les pieds, c'est pas nickelé !). Puis il y a eu le modern-jazz qui était plus moderne que jazz (j'ai beyoncéyé pourtant).

J'étais douée pour le patin jusqu'à ce que les portes se ferment sous mon nez (pour ceux qui ont connu la patinoire d'Arcachon, souvenirs...).

J'aimais la gym mais Big Jim ne m'aimait pas (c'était l'amant de Barbie, à la place de Klaus ou de Ken 'Ywest). Mon manque de souplesse se termina more or less en i plutôt qu'en S. No comment.

Quant à la musique, la cantate a fini morendo drammatico. Point d'arpège qui allège mon solfège. Qui a inventé ce supplice ? Le métronome est un objet de torture infantile ! Comme le chien à l'arrière de la voiture, je suivais le mouvement en cadence (ou presque !). Je voulais juste jouer du saxo pour accompagner ma cop' Vanessa au paradis (mais en tandem, pas en taxi parce qu'il y a Jo le judas du judo).

N'ayant pas trouvé le sport qui me convenait, j'ai préféré renoncer avec beaucoup de mauvaise foi (et de nombreuses fois). Finalement pour finir sur les planches à faire des échauffements, des roulades, des cascades, des jetés de jambes, de bras, ... Oui le théâtre est un sport. Tout ça pour ça... Ça méritait bien un petit travail de mémoire !

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