Estuaire

Estuaire, terre de vie, de vivaneaux, eaux capricieuses, silencieuses, parfois tumultueuses, tueuses de temps les nuits sombres, sombrant les pêcheurs aux heures dormantes.

Estuaire, terre et mer, finistère au Verdon, don de vie animale au milieu de la vie végétale. Ici rien ne végète, tout cycle se renouvelle au gré des marées et des saisons.

Estuaire, es-tu air ? Es-tu eau ? Es-tu terre ? Espères-tu le feu sacré ? Les éléments se mêlent, s'appellent, se hèlent puis s'éparpillent sans couper le lien. unis dans la vie, unis dans leur sort, unité d'un éco-système sans foi ni loi mais où les règles ne manquent pas de se rappeler.

Estuaire, si lent, silencieux, où les cieux pourraient se refléter dans tes eaux, où les souvenirs passent à travers les yeux, où les traditions ne sont pas qu'affaires de vieux.

Estuaire, tu te découvres parfois, offrant une nouvelle vision avant de te rétracter, voilant la rive opposée. Les médocains, là-bas, ont-ils un meilleur point de vue ? Vu de la rive gauche, es-tu moins impertinent, moins extravagant ? Je ne le crois pas.

Estuaire, tes falaises de calcaire ne desservent pas tes affaires. Tu traverses les ères, rebelle et indomptable, en donnant ton oxygène aux indigènes et aux autochtones.

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