Comme un ouragan

L'ouragan ne vient plus de Navarone, il n'y a plus personne. Mais la tornade vient du sud, du sud-ouest ou d'ailleurs suivant où le vent le porte-à-porte : il frappe quand on ne l'attend pas. Il se laisse dériver sur la rivière et le flux des flots ne ressemble plus qu'à des milliers de gouttes semblables à un ciel étoilé, la tempête en plus.

Le bruit fracassant est proportionnel à la furie des éléments, aux dégâts. Des eaux troubles laissent leurs traces. On en reparlera au passé dans le futur mais à présent c'est la désolation. De s'moquer, il est interdit ! On ne joue plus, l'heure n'est pas à la bataille, désarmés contre les éléments, il faut rebâtir. Non pas une cathédrale, ni des châteaux en Espagne, parfois juste toute une vie. Les souvenirs ne s'envoleront pas sauf si le "zimmer" de mamie s'en mêle le Picasso.

Dévastée, ravagée, l'arène de Nice ? Non, elle aura eu plus de chance. Elle est restée de glace face au déluge. Mais dans sa fuite, Noé a oublié les poissons du Marineland... Antibes s'est transformée en Atlantis. Il y a sûrement un concept à étudier. Loin d’engloutir les fonds publics, les fonds marins sont l'avenir. Et à venir, la mer déjà omniprésente sera le paysage par défaut de la Côte bleu mer azur...

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