Un somme n'y est pas

Insomnie de fin de nuit

me refuse le royaume du somme.

Au-delà des voiles et des étoiles

quand le ciel se pose et que tout se repose,

au moment où chaque être ressent

un semblant d’éternité apaisée,

le silence m’entoure de sa danse,

de sa terre solitaire,

de son vide astronomique.

Les pensées s’évadent dans des contrées

et reviennent tel un boomerang alien.

Prendre la pose tel le Penseur en prose

est histoire de patience et d’abstinence.

Les tourments bouillonnent en rang,

les élans tourbillonnent en criant,

les idées se bousculent par milliers

et finissent par une vague qui glisse

sur la houle des mots qui coulent.

La lame submerge mon âme

et au fond le sursaut d’un bond

me montre la lumière tout contre.

Le répit finit s’assombrit à l’infini

mais je crois à ce que je vois.

La lueur vacillante de l’heure

du matin qui annonce la fin

et Morphée qui m’attendait

patientera jusqu’à ce soir.

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