Lettre à Stéphane de Groodt (17)

Mon maître, mon gourou, mon Groodt,

Ma chronique Recherche S'éphane Désespérément continue. Mon périple à travers l'Europe m'amène maintenant à Kaboul, l'autre pays du kaboulé (ou kaboulie pour les intimes). Il ne manquait plus que ça se sent quand c'est toi qui es dans la kitchen.

Autre pays, autre continent, autres mœurs, autre "mais qu'est-ce que je fous dans cette galère de rien" !? L'Afghanistan, ni s'détend d'ailleurs, m'offre un cercueil, heu un accueil des plus chaleureux... il fait 45° C. ! C'est en sueur et en sous-vêtement (ben oui, j'ai chaud !) que je pose ma valise en béton .. elle pèse une tonne entre le casque, le gilet pare-balles et les casseroles Téfou en titane (ça peut servir !).

Je regrette de ne pas être un chameau ou un drone-Madère pour mieux tenir le coup. J'ai besoin d'un bol d'air ou d'une bonne bière, c'est selon. Je me mets donc à la recherche d'un café avant de chercher une cache, oubliant ma tenue désinvolte et quelque peu inappropriée... Je ne sais point si le malaise qui me prend est dû à l'étouffe en chaleur (quelqu'un peut éteindre le radiateur ? non ?) ou aux regards en-six-temps (on aperçoit, on regarde, on n'en croit pas ses yeux, on ferme les yeux, on regarde mieux, on écarquille les yeux !).

Une femme me saute dessus mais je ne sais pas si on peut la qualifier de bombe-ass, je ne vois devant moi qu'un poteau noir qui se dandine. Elle crie "burqa ! burqa !" Mais non, je viens de Bordeaux moi, Burdigala ! Elle me tend un sac noir que je n'ai absolument pas envie de revêtir. On m'a toujours dit de ne pas porter de noir au soleil. Bon, en même temps, les africains n'ont pas eu trop le choix alors par solidarité éthique et nique (bizarre, je connais Tic & Tac mais là ...) heu, ethnique, je consens unilatéralement moi-même à l'insu de mon plein-gré à prendre le voile...

J'aurais mieux fait de prendre les voiles, la poudre d'escampette, mes jambes à mon cou, mes cliques et mes claques. Sitôt voilée, je me retrouvais dans une maison close (complètement fermée en fait) entourée de 9 femmes et 3 hommes. Alors que je tentais d'expliquer que je cherchais quelqu'un dans une cuisine, on m'amena à table. 13 à table ! Très peu pour moi mais je ne veux point blesser mes hôtes âgés, ça peut servir en cas de négo... Souhaitant un con dînant pour accompagner mon repas, je lance "kaboul l'kitchup". Hein ? Bon, passons notre chemin pour arriver directement au désert. Là, la bourde à Kaboul, chiper les shiperas est puni par la loi Cohr Annick (la sœur de Mary placée en institut ?). Cette prêtresse de la pâte Ysserie est en-transe-exigeante quand il s'agit de ses bouchées double.

Depuis, on m'a promise au buffet des variétés alors que je voulais juste un café à la vanille... Stéphane, restez dans la hell's kitchen, j'arrive !

Retour à l'accueil