Lettre à Stéphane de Groodt (20)

Mon maître, mon gourou, mon Groodt,

Je suis au "petit Nice", cette plage girondine au pied de la dune du Pyla, aux portes du bassin d'Arcachon.

Le bassin est à la Gironde ce que Nice est aux Alpes Maritimes. Une terre maritime, baignée de lumière et de trésors locaux, fierté pour ses habitants, découverte dépaysante pour les touristes.

Un lieu unique que des milliers de personnes sont venues fouler pour une occasion symbolique mais néanmoins festive. Un moment de détente, de rapprochement, une pause dans les soucis, un instant d'éternité à jamais figé... dans l'horreur.

Quelle folie pousse ainsi les Hommes à se déchirer, à se détester, à haïr la vie ? Au nom d'une seule idéologie... Mais Hitler lui-même a réussi a soulevé des milliers de ces Hommes pour un principe qui tenait à de la destruction de masse. La destruction, est-ce là le sens de la vie ou le propre de l'Homme ? Créer pour détruire, détruire pour posséder, posséder pour régner, régner pour survivre, survivre... à quoi ? Au néant... Et quand il ne reste rien, on recommence à reconstruire, à créer pour renouveler le cycle de la destruction (cf Chronique d'un renouveau).

C'est la source de toute vie et l'Homme joue au maître de l'univers en voulant maîtriser et contrôler ce cycle. Il n'agit pas au nom de Dieu, il se prend pour Dieu... Et que son existence doit être bien pitoyable et triste, dénuée de sens commun et d'amour propre, pour croire que cette action de destruction a une plus grande valeur que sa vie même...

Je ne prie pas mais Allah, Dieu et les autres, ayez pitié de ces pauvres ânes qui prennent des carottes pour le paradis !

Retour à l'accueil