Lettre à Stéphane de Groodt (21)

Mon maître, mon gourou, mon Groodt,

Je suis toujours en vacances au "petit Nice", 7 pages girondines, au pied de la bugne du Pilates. Ici, il n'y a que pines-aid, vagues ravageuses de l'Atlantique et baïnes traîtresses. L'enfer au paradis ? Ou Paradis chez Lucifer ? Demandons à Vanessa si elle est habitée par Satan...

Comme je ne suis ni inspirée ni expirée, forcément en manque d'air, je raconte des futilités hallucinées traversées par un esprit perverti par les années 80, pas très joli-joli. Emilie n'est pas sage comme Images, Charden est complètement stone ; Claudie désire moins partir en voyage depuis sa traversée du désert ; Lahaye a tenté une incursion en Brigitte en pensant que la haie à franchir serait mineure ; Gold a transformé ses disques en lingots ; Jeanne est devenue kiné en Albanie ; Julie s'est empiétrie quand Eve s'est levée... Laissons donc tomber les oubliés du passé qui, à venir, n'est plus un futur pour personne !

Aussi, je profite de cette période festivale pour prendre la route des bacchantes. Direction les jolies colonies de bacchantes en Ukraine. Là-bas, un groupe folk-onirique vous apprend à danser la perestroïka pour trois kopecks. Quand la polka vous fait valser, la perestroïka, basée sur l'économie des pas (et pas que !), vous fait tourner la tête. Pour vous remettre, quand vous avez le souffle coupé d'avoir trop couru, on vous sert un goulag glacé sur un plateau.

J'espérais voir Gorbachev en guest tsar mais voilà Dmitri du Medef qui me rappelle que j'aurais dû amener King Georges Boitard pour avoir mon entrée du KGB et filer à la ruse. Mais je ne comprends rien à la politique. D'ailleurs, Poutine me dit que je suis dans le Petro car du mauvais côté... Enfin, du bon pour lui ! Il me propose de me restaurer la façade avec un porc-au-chenko, une spécialité qu'il a inventée, servie dans un vase-Hion façon sauce Kal-à-Nikov.

Le comte Vlad me faisant froid dans le dos, je commence à trouver ces vacances légèrement déplaisantes et demande à prendre au soleil un congé Sabbat, il tique. Il aurait préféré prolonger mon séjour mais j'ai crimée, crimée "Poutine" pour qu'il se taise ! Vexé, il choisit de ne pas continuer la discussion et se mit à bouder.

C'est donc en catimini, et non en catamaran, que je repris la route toute la sainte journée afin de lever un doute en quoi m'immiscer. Les colonies, c'est fini !!! Je file à Palma.

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